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Canada : Un drone heurte un avion qui atterrit

Un avion de la compagnie Skyjet a percuté un drone lors de son atterrissage. Cet événement s’est produit au Canada le 12 octobre dernier. Selon Marc Garnau, ministre des Transports canadien, c’est la première fois dans son pays qu’un drone percute un aéronef commercial.

Une grande première pour l’aviation mondiale

La popularité grandissante des drones dans le monde accroît significativement le nombre d’accidents entre des appareils télécommandés et des avions. L’incident survenu au Canada pourrait néanmoins être le premier cas confirmé dans ce domaine. L’Association du transport aérien international (IATA) a en effet déclaré qu’aucun autre incident de ce genre n’avait été signalé auparavant. Les autorités de transport de divers pays ont d’ailleurs essayé d’établir des règles pour prévenir une telle situation.

Des conséquences qui aurait pu être désastreuses

L’avion heurté par le drone transportait 6 passagers et 2 membres d’équipage. L’aéronef n’a toutefois subi que des dommages mineurs et s’est posé en toute sécurité. Marc Garneau a précisé que l’avion avait été heurté alors qu’il se trouvait à 450 m d’altitudes et à environ 3 km de l’aéroport.

Garneau souligne aussi que la collision d’un drone avec une fenêtre du cockpit peut avoir des conséquences catastrophiques. Le drone pourrait blesser le pilote ou percuter un moteur, et surtout pendant les phases cruciales d’atterrissage et de décollage. Le ministère des Transports canadiens affirme avoir enregistré 1596 incidents liés à des drones depuis le début de l’année. 131 d’entre eux auraient notamment une nature préoccupante du point de vue de la sécurité aérienne. Il est noté que tous les aéroports installés au Canada sont désignés comme des zones interdites aux drones. Ils doivent prendre des mesures plus drastiques pour couvrir ces failles de sécurité aérienne.

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Drone : Les mesures à prendre

Plus tôt cette année, le Canada a annoncé des mesures de sécurité concernant les vols de drones récréatifs. Ces derniers doivent notamment être tenus à moins de 5,5 kilomètres (3,5 milles) d’un aéroport. La hauteur du vol est également limitée à 90 mètres, soit environ 300 pieds. Les propriétaires de drones seront également tenus de faire figurer leur nom et adresse sur la machine.

La loi opposera notamment un âge minimum pour les opérateurs de drones. Cette restriction d’âge est définie en fonction de la taille de l’engin et de plusieurs tests de pilotages obligatoires. L’infraction à cette réglementation peut être sanctionnée d’une amende allant jusqu’à 25 000 dollars canadiens. Outre l’amende qui correspond à environ 16 682 €, l’individu sanctionné encourt également une peine d’emprisonnement. Le ministre rappelle que les règlementations canadiennes actuelles sont provisoires et que la version finale ne sera adoptée qu’en 2018.

Le drone qui a heurté l’avion de passagers le 12 octobre suivait apparemment la restriction de 3,5 milles. Il semblait toutefois voler beaucoup plus haut que la limité imposée par la loi. L’appareil planait en effet à environs 450 mètres (1500 pieds) au-dessus du sol. Le drone n’a pas encore été localisé, a déclaré Melissa Cliche, une porte-parole du service de police de Québec. Aucun suspect n’a également été identifié pour l’heure dans le cadre de l’enquête menée sur cet incident.

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Post Author: Miza

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